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Semaine du 14 février 2018

« Le Carême, pourquoi? Parce que Pâques! »

La noce se prépare pendant des mois et ne dure qu’une journée. Que d’efforts, que de temps pour y arriver. Pâques, c’est la noce éternelle qui commence ici et maintenant.

Pâques! La lumière perce l’obscurité, le pardon guérit la rancœur, le dialogue dépasse le mépris, etc.

Mais demeurent en moi une obscurité qui résiste à la lumière, une rancœur qui gangrène le pardon, un mépris qui brouille le dialogue.

Or, la foi qui m’habite et les rites que je célèbre me renvoient à une personne qui a vécu dans la lumière, le pardon et le dialogue jusqu’à être rejetée et exécutée. Jésus meurt d’avoir jeté de la lumière sur le côté pervers des religions, d’avoir appelé au pardon qui rétablit les relations entre les communautés et les personnes, d’avoir ouvert le dialogue avec le pécheur, la femme, les enfants, …

Sa mort sur une croix est au premier regard l’échec de son projet.

À moins que quelque chose se passe dans cet échec…

Quelque chose se passe dans la vie et la mort de Jésus qui donne à sa mort et à sa vie une autre dimension, une dimension autre. Voilà le sens de Pâques. Quelque chose se passe qui dépasse le premier regard. En Jésus prend racine l’éternelle noce à laquelle je peux participer par la foi et les rites.

Pour en explorer l’immensité et la profondeur, un carême semble bien court! Voilà pourquoi j’entre en carême avec joie. Le carême n’a de sens qu’à la lumière qui jaillit de la nuit de Pâques.

Joyeux carême 2018.

 

Rénal DUFOUR, prêtre