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Semaine du 20 septembre 2017

« Il suffit de presque rien »

Qu’est-ce donc que la simplicité volontaire? Il nous arrive de réaliser à quel point nous sommes encombrés d’objets conservés « au cas où » alors qu’ils pourraient s’avérer utiles à d’autres personnes. Tôt ou tard, devons admettre qu’il peut en être autrement : qu’il suffit de presque rien pour faire notre bonheur.  De toutes petites fleurs me l’ont subtilement rappelé. Leur apparence misérable allait m’inciter à ne plus les croire utiles. Une petite attention et, comme par enchantement, elles retrouvent leurs couleurs et leur beauté délicate. Un simple regard en leur direction suffit à mon ravissement. Ainsi d’une œuvre musicale, d’un moment de silence dans la nature. Un lever et coucher de soleil, le profil d’un arbre (ou plus rarement d’une nacelle*) un soir de pleine lune, un feu de foyer rassembleur, les yeux pétillants d’un enfant, un geste de solidarité nous projettent facilement dans un monde intérieur de richesses insoupçonnées accessibles à chacun, chacune; un monde de paix et de plénitude. Il suffit de lever les yeux des écrans, de prendre le temps  de savourer; prendre le temps de la rencontre dans la gratitude. Gilles Vigneault, un jour, souligne en entrevue : « le sens du sacré, la foi dans les autres et en autres choses ont fait du bien à mon père, à ma mère, à ma sœur, à beaucoup de monde.  Alors pourquoi pas? » Pourquoi pas de petites périodes d’arrêts, de recueillement?

*  nacelle : une référence au spectacle hommage à Richard Desjardins dans le cadre du FME.

 

Lucie Trudel