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Semaine du 2 août 2017

« La douleur chronique sous la loupe »

Il y a treize ans, j’ai reçu le diagnostic d’une maladie orpheline qui occasionne des douleurs chroniques, semblables à la fibromyalgie. Malheureusement, on sous-estime les impacts directs et indirects de la douleur chronique. Évidemment, la douleur affecte la mobilité mais surtout le niveau d’énergie disponible pour les activités quotidiennes. Des experts considèrent que l’énergie dépensée à contrer la douleur chronique est semblable à celle nécessaire pour courir un marathon. Chaque cas est unique, mais je voudrais vous partager certaines de mes erreurs et de mes victoires aussi.

Au début, je cherchais à cacher mes difficultés pour épargner mes proches. À mon avis, c’était déjà la première erreur. Si je ne suis pas honnête avec ma famille, comment peuvent-ils vraiment me comprendre ou m’aider? J’avais tendance à cibler mes incapacités et je ressentais de la frustration et de la colère que je déversais, sans le savoir, autour de moi. Les difficultés ont affecté mon estime de soi, ma motivation, mon humeur et m’ont menée à la dépression. Dans mon cas, la maladie a occasionné une invalidité et une perte de revenus importante, en plus d’un combat avec les compagnies d’assurance. Mais tout n’est pas que noir...

Mes victoires sont intimement reliées à plusieurs points. D’abord, le soutien inconditionnel de mes proches a été fondamental. Le support médical reçu a été également déterminant et, en le combinant à une attitude proactive axée sur les solutions, j’ai pu expérimenter les conseils pour cibler les plus bénéfiques, dont l’exercice physique et une alimentation stricte sans gluten. L’aquathérapie, qui est un sport sans impact, a augmenté ma force musculaire en minimisant la douleur. Une alimentation stricte sans gluten peut diminuer l’inflammation aux articulations. Dans mon cas, elle m’a aussi redonné l’énergie dépensée à éliminer le gluten du corps. Finalement, le fait d’apprivoiser mes peurs et les limites imposées par la maladie a fait grandir de nouvelles possibilités. Ce dernier point fera d’ailleurs l’objet de ma prochaine chronique, c’est un rendez-vous!


Martine Duval