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Semaine du 24 janvier 2018

« Espérer encore et encore »

J’aime bouquiner au Centre de solidarité international Concorvado de la rue Gamble à Rouyn-Noranda. Une belle brochette de biographies et témoignages se distinguent. Qui d’entre nous n’a pas rêvé d’apporter sa contribution pour améliorer les conditions de vie de nos familles et de notre société? Le parcours de certaines personnes est impressionnant en ce sens et devient une source d’inspiration. L’une de mes visites au Centre m’a donné de me rapprocher de Simonne Monet-Chartrand, mère de 7 enfants, conjointe du coloré et fougueux Michel Chartrand. De la vie communautaire, religieux et politique plusieurs personnes affirment qu’elle a changé leur vie à travers ses engagements, ses attitudes et ses écrits : « une vie d’amour et de combat ». Mgr Jean-Guy Hamelin, évêque fondateur de notre diocèse, en témoigne dans un livre intitulé : Simonne Monet-Chartrand, un héritage et des projets : « On ne peut avoir travaillé en Église et dans le domaine social sans avoir rencontré, à tous les coins de rue et au cœur des combats la figure prophétique et interpellante de Simonne Monet-Chartrand. Pas une injustice qui ne la laissât indifférente; pas une atteinte aux droits humains qui ne la blessât profondément». Elle déploie en effet, jusqu’à l’épuisement, ses énergies dans sa famille et sur le terrain dans le cadre de plusieurs mouvements et associations : voie du nationalisme, du syndicalisme, du féminisme, de l’éducation accessible, de la vie familiale enrichie, de la promotion de la paix et de la jeunesse en place. Partout elle soutient et décuple l’énergie lorsqu’il s’agit de travailler à changer les rapports de force dans la société qu’elle veut plus juste et plus humaine. Elle accorde, comme susdit,  beaucoup d’importance au pouvoir des associations : «Je suis une femme à la carte de membre » souligne t’elle en brandissant ses cartes d’adhésion. Le témoignage de sa vie de foi est également éloquent : « Pour moi la foi c’est comme l’amour. C’est un mystère, une expérience vitale. Elle s’applique également auprès de l’Église institution « à secouer les inerties, démasquer les peurs et amener à consentir au changement libérateur ». Elle écrira : « Ce qu’il faut d’amour et de foi devant la haine et l’injustice. Ce qu’il faut de paix et de joie devant l’agressivité et l’angoisse…Ce qu’il faut de foi pour accepter sans comprendre, pour espérer ». Dans le recueillement et l’action espérer encore et encore…

 

Lucie Trudel