Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

Publications Publications
 
Document Actions

Semaine du 31 mai 2017

«Enseigner, c'est plus qu'un métier, c'est une vocation !»

Je réalise que la réalité de l'enseignement a beaucoup changé ces dernières années.  Aujourd'hui, enseigner est plus qu'un métier, c'est une vocation. Les échos que j'entends me viennent du niveau primaire et secondaire, mais je crois que les changements affectent tous les niveaux de l’enseignement.

 Les difficultés telles que le trouble de l’attention, le trouble de l’opposition et les troubles d’apprentissage, sont diagnostiquées très tôt et sont de plus en plus lourdes. Toutefois, même si les besoins sont plus grands, les ressources d'aide, elles, sont éparpillées sinon inexistantes dans les écoles à cause des compressions massives des dernières années. Le professeur doit parfois faire plus de gestion de classe que d’enseignement. Certains élèves sont moins motivés, acceptent moins les consignes et font même des refus de travail face à des tâches pourtant simples. Les attitudes d’opposition, de manque de respect, de langage inapproprié font partie du quotidien.

 Lorsque le professeur se tourne vers les parents pour mieux encadrer et aider l’enfant, la plupart collaborent, mais certains jugent que les actions de l’enfant à l’école ne les concernent pas, donc ils n’interviennent pas. Le professeur est donc laissé à lui-même pour tenter de gérer les cas difficiles. Dans ces conditions souvent pénibles,  plusieurs abandonnent. On dit que près de 20% des jeunes professeurs quittent leur emploi dans les cinq premières années.

 Pourtant, les professeurs avec lesquels j’ai discuté croient encore à la réussite de leurs élèves. Ils me racontent, les yeux pétillants, que malgré les difficultés, la joie de voir leurs élèves réussir vaut la peine des efforts demandés. Je profite de ces quelques lignes pour leur témoigner mon appui et même mon admiration. Nous approchons d’un temps critique, celui des examens de fin d’année.  Or, c’est également le temps de l’année où le printemps crée un relâchement des élèves. En signe de solidarité avec les enseignants, profitons-en pour motiver nos enfants (et même ceux des autres!) à terminer l’année par des efforts soutenus. Finalement, notre plus grand soutien serait sûrement de reconnaître le travail essentiel des enseignants dans des conditions parfois difficiles...  Merci à vous chers enseignants!

 Martine Duval