Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

Publications Publications
 
Document Actions

Semaine du 9 août 2017

« Lever du jour »

Ce n’est pas souvent qu’un bambin peut découvrir et admirer le lever du jour avec le sens de l’émerveillement qui est le sien.  J’ai pu être heureux témoin de cela un matin de juillet avec mon petit-neveu, Adam, 5 ans.

Le jour commençait à poindre.  En silence, je guettais le lever du jour dans un calme parfait.  L’enfant s’était éveillé avant l’aube.  Aussitôt debout, il courut à la grande fenêtre, attiré par les premiers rayons du soleil qui se profilaient en dissipant les quelques nuages blanchâtres restant de la pluie fine de la veille.  Les chants des oiseaux se firent entendre alors que le lointain immergeait et que le jour, repoussant la nuit, prenait de l’assurance.  Le ciel passa du gris au blanc crème, puis au rose pêche, avec des teintes de violet.  La lune n’était plus qu’un fil.

 L’enfant tapa du pied croyant que tout était orchestré.  Il souffla dans ses petites mains puis ouvrait ses bras au plus grand qu’il pouvait comme pour accueillir les premiers rayons du soleil naissant.  Puis soudain, comme une boule d’or, le soleil se laissa voir.  Il monta à l’horizon, baignant tout de sa lumière neuve.  Les nuages volèrent en éclats.  Le matin devint jour.

Impressionné, Adam applaudit en sautant de joie sur ses petits pieds comme pour saluer la nouvelle boule de feu.  Plein de contentement, il vint se réfugier dans mes bras, encore pris par le spectacle qu’il venait de découvrir.  L’enfant me regarda longuement.  Il me sourit.  Devant cette magie de la nature, il ne put s’empêcher d’applaudir et de crier «Bravo! Bravo» !  De fait, c’était divin.  Qui a dit qu’un petit enfant de cet âge ne sait comment exprimer ses sentiments?  A qui adressait-il son cri?  Il ne le savait pas encore.

 Et moi, je me suis dit : «Soleil levant, tu es venu pour que voient ceux qui ne voient pas ».

 

 Dorylas Moreau

évêque de Rouyn-Noranda